Affiche Heidegger et l'essence de l'homme

Longtemps l'homme a été certain de son essence. Métaphysiquement, avant toute anthropologie, il s'est reconnu comme le vivant doué de la parole. Il a été sûr aussi d'être l'animal raisonnable, la créature faite à l'image de Dieu, le sujet pensant, le maître de la planète. Aujourd'hui, où l'humanisme est si bien partagé, ces définitions nous suffisent-elles ? Heidegger, dans le prolongement de la phénoménologie, a eu le génie de retrouver et de décrire l'unité de l'être-au-monde, en revenant en-deçà de la dualité de l'animalité et de la raison. Il a défini le Dasein à partir de sa transcendance, de sa temporalité ekstatique, de son ouverture à l'être, en somme à partir de la pensée-parole. Dans sa critique de l'anthropocentrisme occidental, il a transféré à l'être toutes les facultés humaines, allant ainsi aussi loin que possible (peut-être trop ?) vers une inquiétante dépossession de la subjectivité. Qui niera que c'

Ecrit par : Michel Haar

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