Affiche Le désordre des familles. Lettres de cachet des Archives de la Bastille au XVIIIe siècle

Les idées reçues ont le cuir dur : la lettre de cachet, sous l’Ancien Régime, passe aujourd’hui encore pour l’exemple même du bon plaisir royal servant à enfermer nobles infidèles ou grands vassaux désobligeants. Symbole de l’arbitraire, elle serait un acte public cherchant à éliminer l’ennemi du pouvoir sans autre forme de procès — au point que l’histoire a fait d’elle le symbole de la prise de la Bastille.Mais de la mémoire se sont enfuies les innombrables lettres servant à tout autre chose qu’aux affaires d’État. Il y a celles pour affaire de police, instrument le plus simple pour enfermer discrètement et secrètement la forte tête qui crée du désordre dans l’atelier, mais aussi les prostituées, les voleurs à la tire, les filous ou les comédiens — tout un monde de migrants, mouvant, fugitif. Plus encore, il y a les lettres de famille, lorsque le comportement d’un conjoint ou d’un fils paraît troubler l’ordre intime dont la tranquillité participe à l’ordre public.Arlette Farge et Mich

Ecrit par : Michel Foucault - Arlette Farge

Ajoutez votre critique

Vous devez vous connecter pour pouvoir laisser une critique.

Se connecter

Faut-il lire "Le désordre des familles. Lettres de cachet des Archives de la Bastille au XVIIIe siècle" ? La réponse à cette question grâce aux membres Kifim, leurs notes et critiques. Retrouvez également toutes les infos sur ce livre : année de parution, auteurs, couverture, résumé etc.

Recommander ce livre
Partager
Gérez vos listes