Affiche Métamorphoses d'Arachné

Au début du livre VI des Métamorphoses, la jeune fille qui osa défier Minerve et la surpassa dans l'art du tissage voit son oeuvre détruite par la déesse et son corps métamorphosé en araignée. La tapisserie d'Arachné illustre les choix esthétiques d'Ovide, indissociables de ceux, philosophiques et politiques, dont l'exil fut le prix. C'est l'extraordinaire fécondité littéraire et artistique de ce récit qu'interroge l'essai de Sylvie Ballestra-Puech. Influencé par la tradition biblique et patristique, qui fait de l'araignée une image de la perfidie et de l'impiété, le Moyen Age ne peut voir en Arachné qu'une figure de l'orgueil diabolique. Mais avec Dante déjà , le récit ovidien retrouve sa grandeur tragique avant que Véronèse, Rubens et Velázquez ne rendent à Arachné son statut d'artiste, préludant à une rêverie arachnéenne sur la fraternité des arts. Le conflit de la déesse et de la mortelle

Ecrit par : Sylvie Ballestra-Puech

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