Affiche Naufragés des villes
  • 1 saisons
  • 10 épisodes
  • Début :
    2011
  • Statut :
    Terminée
  • Hashtag :
    #

Au Canada, il n’existe pas de seuil de pauvreté officiel. On parle plutôt du « seuil de faible revenu », genre d’euphémisme qui, à défaut de définir la pauvreté, détermine le seuil en deçà duquel « on s’en tire moins bien que la moyenne ». En 2009, Statistique Canada a établi le seuil du faible revenu avant impôt à 22 229 $ pour une personne seule. Bon an mal an, environ 11 % des Canadiens vivent en deçà de ce seuil, et un emploi ne leur permet pas toujours de se tirer d’affaire! Lorsqu’on sait qu’un travailleur touchant le salaire minimum gagne moins de 19 650 $ annuellement, et qu’une personne seule apte au travail reçoit environ 7000 $ par an de l’aide sociale, on s’interroge : comment peut-on vivre décemment avec une somme pareille? Comment faire, tout simplement, pour garder le moral? Pour mieux comprendre ce que des millions de nos concitoyens vivent au quotidien, nous avons demandé à deux volontaires de vivre une expérience pour le moins singulière. Laissant derrière eux leur vie confortable, parachutés en plein centre-ville avec un sac à dos pour tout bagage et l’équivalent d’une prestation d’aide sociale en main (592,08 $ par mois), nos cobayes ont eu pour mission de s’inventer une nouvelle vie : se loger, se nourrir, se vêtir, se chercher un emploi... et se heurter aux préjugés.

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Saisons & épisodes Les résumés de tous les épisodes de Naufragés des villes

S01E01 Pauvreté 101 24/01/2011 Selon les Nations unies, le Canada figure au 4e rang mondial pour sa qualité de vie. Pourtant, on y recense plus de 3 millions de personnes vivant en situation de pauvreté. Mais, être pauvre, ça signifie quoi, au juste? C’est ce que deux volontaires vont découvrir. Ils s’apprêtent à tout quitter pendant deux mois pour vivre l’expérience de la pauvreté. Sans rien d’autre qu’un sac à dos et un chèque d’aide sociale de 592,08 $ en poche, ils appréhendent un avenir incertain en milieu inconnu. Pierre Côté, 53 ans, un consultant en marketing de Québec, et Emmanuelle Chapados, 27 ans, une diplômée en communications de Moncton, doivent s’organiser rapidement alors qu’ils sont parachutés dans Montréal, coupés de leur passé. À leur arrivée dans la métropole, on comprend rapidement que le montant d’aide sociale constitue un filet de sécurité bien mince pour assurer les besoins de base tels que se loger, se nourrir et autres. D’éminents chercheurs qui ont collaboré à l’établissement de nouveaux indicateurs économiques pour mesurer la pauvreté et l’exclusion sociale le confirment. Le montant de faible revenu établi par les gouvernements équivaut presque toujours au double de la prestation d’aide sociale consentie à une personne seule! Urbain Desbois, le narrateur invité, nous guide dans ce premier épisode qui pose les jalons de la pauvreté. Auteur-compositeur-interprète ayant lui-même connu des années de vaches maigres, il a aussi eu recours à l’aide sociale. Pendant que Pierre et Emmanuelle cherchent à se loger chacun de son côté, on prend conscience de la signification de la pauvreté et de ses conséquences sur les êtres qui la subissent. Nos deux volontaires ont maintenant rejoint les rangs des naufragés des villes pour deux mois. Deux mois qui pourraient s’avérer bien longs et parsemés d’embûches…
S01E02 L'itinérance 31/01/2011 L’itinérance est un phénomène qui dérange et qu’on voudrait cacher. Le cliché évoque instantanément le vieux clochard ivrogne. Mais, la réalité est différente. L’itinérance révèle bien d’autres visages… Nos deux volontaires sont immergés dans leur nouvelle réalité. Emmanuelle est toujours itinérante. Après plusieurs appels infructueux pour trouver un logement qui cadre dans son budget, elle se résout à dormir dans un refuge pour femmes. Quant à Pierre, il apprécie ses nouveaux colocataires, même si l’appartement n’est pas très propre. Avec l’un d’eux, il part chercher de la nourriture dans une banque alimentaire. Chaque dollar compte. Partout autour d’eux, l’itinérance saute aux yeux. Le phénomène ne touche pas que les hommes. Il rejoint autant les femmes et les jeunes. Certains arrivent à s’en sortir. Mais c’est rare, surtout quand la toxicomanie, l’alcoolisme ou les problèmes de santé mentale s’en mêlent. À trimballer sans cesse son gros sac partout, Emmanuelle se sent itinérante. Elle a peine à imaginer que c’est le lot quotidien de certaines personnes depuis des années. Pour ce voyage dans les derniers repaires de l’humanité, France Castel est une guide de choix. Elle avoue s’être rendue au bord de l’abîme. Par chance, à travers toute la misère, on retrouve aussi des organismes et des initiatives qui allègent un peu la souffrance. Le meilleur et le pire qui se côtoient pour adoucir la fatalité. Au refuge pour femmes, Emmanuelle est bouleversée par sa rencontre avec une femme battue. Seul rayon de soleil, la générosité des gens, tant des intervenantes que des femmes de passage. Pierre, lui, vit une autre réalité. Il n’a plus de problèmes de logement. Il prépare le souper pour tout le monde, un soir de hockey. Pour un instant, c’est la détente. Mais, avec 172 $ pour boucler les trois dernières semaines du mois, ses soucis reviendront vite…
S01E03 Le logement 07/02/2011 Le logement est un besoin de base. Pourtant, au Canada, beaucoup de gens vivent, soit dans la rue, soit dans des logements insalubres, ou encore ils payent beaucoup trop cher et doivent amputer leur budget consacré aux autres besoins essentiels. Nous ne devrions pas consacrer plus de 30 % de nos revenus au logement. Alors, lorsqu’on vit de l’aide sociale ou qu’on touche un salaire dérisoire, impossible de ne pas excéder ce ratio sans devoir couper ailleurs! À travers la réalité d’Adrienne, puis de Gaëtan, nous verrons qu’avoir un simple toit est un privilège coûteux pour les plus défavorisés. Puis, un détour par Vancouver nous dévoile comment, sous la poussée des bulldozers, les gens les plus pauvres sont sans cesse repoussés vers l’est de la ville. Depuis Expo 86 et les Jeux olympiques de 2010, le phénomène s’est intensifié. Le Downtown Eastside, la zone urbaine des plus démunies, survit péniblement au boom de la construction. Florent Vollant, notre narrateur, connaît bien le problème du logement, puisqu’il sévit aussi dans sa communauté de Maliotenam, sur la Côte-Nord. L’auteur-compositeur-interprète montagnais nous entraîne dans ses réflexions liées à la pauvreté et nous fait partager des souvenirs personnels. Enfin, dans l’arrondissement montréalais de Parc-Extension, un quartier qui compte une forte proportion d’immigrants, on découvre que certains propriétaires sans scrupules n’hésitent pas à exploiter l’ignorance des nouveaux arrivants. Ils leur louent des logements insalubres et font la pluie et le beau temps en presque totale impunité. Quant à nos deux volontaires, Pierre et Emmanuelle, ils sont tous deux frappés par la réalité du logement. Déjà à court de fonds, Pierre doit absolument trouver un emploi. De son côté, Emmanuelle trouve enfin un logement en sous-location. Mais, avec une marge de manœuvre financière aussi faible, chaque dépense superflue pourrait bien s’avérer fatale.
S01E04 Le travail 14/02/2011 En 2005, 14 millions de Canadiens ont gagné moins de 20 000 $. Ils représentent ce qu’on appelle des « travailleurs pauvres », des gens qui travaillent sans nécessairement arriver à joindre les deux bouts. Pierre et Emmanuelle se trouvent temporairement dans cette situation. Au mieux, ils espèrent travailler au salaire minimum. Mais, après une deuxième entrevue dans une chaîne de restauration rapide et un test psychologique sur Internet, Pierre est toujours sans emploi. Quant à Emmanuelle, elle investit 20 $ dans un vieux vélo. Une folie qui lui procurera cependant plus de mobilité dans sa recherche de travail. La narration de cet épisode est assumée par l’auteur-compositeur-interprète Richard Séguin, qui a chanté Journée d’Amérique, une ode aux petits travailleurs, en écho à son milieu d’origine. Il nous guide dans notre voyage au cœur des petits boulots où chômeurs, travailleurs autonomes, employés à temps partiel ou temporaires sont tous synonymes de faible revenu et de précarité. Une situation bien plus répandue qu’on le croit et qui laisse entrevoir une cohorte de retraités pauvres dans un avenir pas si lointain. Alors, comment faire pour s’en sortir? Comme Emmanuelle qui cherche des endroits où obtenir des bons d’achat de nourriture? Ou comme Pierre, qui se trouve du travail au noir en catimini? Nous ne pouvons endosser son choix. Mais force est de constater qu’en situation de survie, l’éthique est un luxe de riches. Enfin, avec 50 $ en poche, Emmanuelle n’a plus le choix. Elle fait appel à une agence de placement qui lui déniche un travail d’emballage dans une usine. À 10 $ de l’heure en dessous de la table, Pierre, lui, a gagné un salaire de 325 $. Il affiche le sourire d’un gars soulagé, qui a enfin trouvé le moyen de s’en sortir. Mais, ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il ne pourra bénéficier de cet argent-là dans le cadre de l’expérience...
S01E05 Les mythes du BS 21/02/2011 Il existe pire que la misère. Il y a les clichés qui l’entourent et qui assombrissent le quotidien des 1,7 million de prestataires d’aide sociale du Canada. Plusieurs considèrent ces derniers comme des paresseux qui profitent du système, en perpétuelles vacances, assis sur leur galerie en attendant leur chèque… Pierre déplore qu’on mette tous les bénéficiaires de l’aide sociale dans le même panier. L’expérience l’a amené à voir de ses propres yeux qu’au-delà des clichés, bien des gens n’ont que cet ultime recours et souhaitent véritablement s’en sortir. Pierre et Emmanuelle reçoivent le montant de l’aide sociale, mais ils n’ont pas dû faire les démarches pour l’obtenir. Alors, pour le bénéfice de l’expérience, Pierre se soumet à cet exercice fastidieux en remplissant tous les documents. Il se rend vite compte que la vie d’un demandeur d’aide sociale est comme un livre ouvert au regard des agents de la Sécurité du revenu. Dans ce tour d’horizon de l’aide de dernier recours, les mythes battent en retraite. En plongeant au cœur de la réalité, on découvre le véritable portrait d’une situation qui n’a absolument rien d’enviable. Issu d’un milieu modeste, Pierre Verville nous accompagne dans cet épisode avec une grande sincérité. De son côté, Emmanuelle n’a plus le choix : elle doit se résoudre à cogner à la porte de la Société Saint-Vincent de Paul, où elle obtient un bon d’achat d’alimentation de 30 $. Quant à Pierre, il quitte ses colocataires pour emménager dans une maison de chambres. Mais, surtout, il est dans tous ses états. Comme tous les bénéficiaires d’aide sociale, il ne peut gagner plus de 200 $ supplémentaires par mois. La production a donc retenu sur son nouveau chèque l’excédent de ce qu’il a gagné au noir. « On joue la game, et le travail au noir, on peut pas passer à côté de ça! », tranche-t-il. Il n’a pas tort. Dans la vraie vie, le travail au noir est invisible...
S01E06 Se nourrir 28/02/2011 Qui a dit que se nourrir était essentiel? Il faut d’abord payer le loyer et les comptes. Après, on verra. C’est probablement pour cette raison que 2,7 millions de Canadiens devront faire face à l’insécurité alimentaire au cours de l’année... Avec le montant minimum de l’aide sociale, Pierre et Emmanuelle n’échappent pas à l’obligation de gérer leur budget de nourriture de façon très serrée. Dans sa nouvelle chambre, Pierre dispose d’une mini cuisinière, mais, pour faire à manger, il doit investir dans quelques articles de cuisine indispensables, qu’il magasine à l’Armée du Salut et au Dollarama. De son côté, Emmanuelle tente une autre approche. Elle a décidé de faire des provisions à petit prix en participant à une cuisine collective. Une bonne solution dans sa situation actuelle. Dans cet épisode, Daniel Pinard nous entraîne dans le paradoxe qui existe entre nourriture et pauvreté. Moins connu comme diplômé en sociologie que comme animateur et chroniqueur culinaire, il nous dévoile une réflexion poussée sur le sujet. On découvre aussi que des organismes communautaires ont dû prendre la place laissée vacante par les gouvernements en termes de lutte à la pauvreté. En effet, ce sont les banques alimentaires, les cuisines collectives et les soupes populaires qui nourrissent les moins nantis. Tant l’estomac que le cœur. Emmanuelle ressort d’ailleurs de son expérience de cuisine collective avec un bon nombre de portions préparées, ce qui la rassure et lui redonne le sourire. Quant à Pierre, il découvre la soupe populaire où il déguste un repas complet à 3,75 $. Pour l’instant, nos deux volontaires sont à l’abri de la faim. Mais, qui aurait dit que le simple besoin de manger pouvait être synonyme de tant de stress?
S01E07 Grandir pauvre 07/03/2011 La pauvreté n’a pas d’âge. On peut la croiser très tôt, lorsqu’on est enfant, parce que nos parents sont pauvres. Mais, il y a aussi les aînés pauvres, sans aucune chance de se refaire. Et, enfin, il y a les immigrants pauvres. La pauvreté n’a donc ni âge ni frontières... Dans cet épisode, Pierre se démène pour aller chercher le supplément de revenu de 200 $ auquel il a droit comme assisté social. Il fait appel à un ancien ami qui dirige une entreprise de sondage et obtient un emploi temporaire d’interviewer, au bas de l’échelle. Quant à Emmanuelle, elle donne de son temps dans une soupe populaire qui aide beaucoup d’immigrants à faire la transition dans leur nouveau pays d’accueil. Kim Thúy, notre narratrice, est l’auteure du roman Ru, qui raconte la fuite de sa famille, du Vietnam jusqu’au Québec. Elle connaît bien la réalité des immigrants coincés entre le rêve d’un meilleur ailleurs et la réalité brutale de la désillusion face aux obstacles concrets. Dans cet épisode, nous croisons de ces enfants qui grandissent dans la pauvreté, comme ceux qu’accompagnent le Dr Gilles Julien et son équipe. Enfin, nous rendons compte de la réalité parfois tragique des aînés condamnés à finir leurs jours dans l’indigence. En filigrane, Pierre continue la valse des petits boulots. Il fait la plonge dans un casse-croûte et apprend la science des patates frites. Puis, on le retrouve alors qu’il tond des pelouses. D’autre part, il contribue à aider les autres par le biais du bénévolat dans une soupe populaire. Une contribution qu’il entend bien répéter dans son milieu, une fois l’expérience terminée. De son côté, Emmanuelle remercie le ciel d’avoir grandi entourée de l’amour de sa mère, car elle prend conscience que tout le monde n’a pas cette chance. Tous deux vivent le syndrome des naufragés des villes...
S01E08 Exister économiquement 14/03/2011 Pas facile de se tenir à flot financièrement. Qu’à cela ne tienne, il existe des baguettes magiques comme les cartes de crédit! Qu’on soit pauvre ou riche, ça règle un paquet de problèmes. Enfin, jusqu’à preuve du contraire... Subsister. Passer à travers. C’est le but de nos deux naufragés. Emmanuelle s’est enfin trouvé un emploi : vendeuse de crème glacée. La voilà soulagée, elle qui se trouvait sur la corde raide. En deux jours, elle atteint les 200 $ de revenus supplémentaires que l’aide sociale lui permet de toucher en sus de sa prestation. Ça mérite bien une petite bouteille de vin! Quant à Pierre, il ressent l’urgence de recevoir son chèque de paie. Dans l’attente et l’incertitude, il visite la boutique d’un prêteur sur gages pour y vendre des objets, dont un de valeur importante qui, hélas, ne lui appartient pas... Cet épisode nous entraîne dans l’univers de l’endettement, où l’on vend du rêve et où l’on exploite même la misère. Notre narrateur, le concepteur Claude Robinson, a connu l’abus lui aussi. Victime de plagiat, il a perdu sa chemise pour revendiquer ses droits. Il nous entraîne dans cette quête pour la survie financière avec mordant et justesse. Du crédit à la faillite, en passant par les « banques des pauvres », on découvre toute la précarité d’un système conçu comme un miroir aux alouettes. Puis, Pierre mesure bien la vulnérabilité des gens pauvres, alors que la gérante de la maison de chambres d’où il déménage refuse de lui rembourser son dépôt de 100 $. Et elle ne cédera pas. De son côté, Emmanuelle est sortie voir un spectacle de Rufus Wainwright. Coût d’entrée : 35 $. Coût à la sortie : un peu de culpabilité, une bonne dose de calcul et un brin de déni. Pas évident de se priver quand on a connu le confort.
S01E09 Se soigner 21/03/2011 Quand on est pauvre, la santé devient secondaire. Sans assurances, adieu dentistes, opticiens et psychologues! Il faut d’abord manger, se loger et se vêtir. Survivre est la première considération; si la santé vient avec, tant mieux... Affligée par une sinusite, Emmanuelle réalise en pharmacie que 15 $ pour des médicaments sans ordonnance, c’est trop. Les 35 $ la veille pour un concert lui laissent un goût amer. Quant à Pierre, il doit absolument se rendre au chevet de sa fille, à Québec, où elle subit une chirurgie importante. Pour notre apprenti assisté social, la dépense fait mal. Montréal-Québec, aller-retour : 64 $. On ne s’en sort pas. L’argent, c’est le nerf de la guerre. Peu importe les circonstances. Avec un budget limité au strict minimum, soins dentaires, oculaires ou psychologiques sont hors de la portée des moins nantis. Mario Saint-Amand nous guide dans ce périple sur l’accessibilité à un système qui comporte déjà deux vitesses. Ayant récupéré d’un grave accident de la route et ayant connu la dépendance à certaines substances, il nous plonge avec émotion dans l’implacable réalité de ceux qui n’ont d’autre choix que de prendre leur mal en patience. Enfin, nos deux naufragés arrivent au terme de l’expérience. Après son bref retour à Québec, Pierre a pu mesurer le fossé entre sa vie d’emprunt et le confort vers lequel il retourne. Il ressasse toute la privation vécue, sachant pertinemment qu’il laisse derrière lui des gens pour qui c’est le lot quotidien. De son côté, Emmanuelle plie bagage. Elle fait don d’une partie de ses effets à un refuge pour femmes. Elle aussi réalise désormais que notre société comporte sa part d’inacceptable, souvent cachée, et bien loin de son Nouveau-Brunswick natal. Alors, les voilà libérés de leur condition temporaire. En ressortent-ils transformés? C’est ce que nous saurons au cours de cet épisode.
S01E10 S'engager 28/03/2011 Les naufragés reviennent à Montréal pour témoigner de leur expérience de la pauvreté. Que leur a-t-elle laissé comme bagage? A-t-elle changé leur perception? Les a-t-elle changés, eux? Avec un recul de quatre mois, ils refont le voyage en notre compagnie… Le retour des naufragés en sol montréalais ravive les souvenirs. Ceux-ci sont remplis d’images vives de petits bonheurs, de grandes détresses, de paniques intérieures et de tous les autres sentiments de survie liés à leur situation précaire. Pierre et Emmanuelle revivent leur parcours de deux mois, étape par étape. Un parcours tissé de choses simples, qui leur ont pourtant souvent compliqué la vie : se loger, se nourrir, trouver du travail. Entre les images passées et leur vision actuelle se dessine le carnet de bord d’une expérience humaine marquante, toujours vivante. Pour ce dernier épisode, Judi Richards orchestre l’aller-retour entre le passé et le présent. Elle-même bénévole, engagée dans plusieurs causes, elle sait la détresse des femmes en difficulté. Et elle connaît la générosité de celles et ceux qui tentent au quotidien d’alléger le fardeau de la misère. Entre empathie et détermination, elle nous guide à travers cette conclusion, où il est aussi question de ce que chacun peut et veut faire pour changer les choses. Bref, de ce que les Naufragés des villes ont semé en nous. Tout comme les naufragés, notre perception de la pauvreté aura peut-être changé. Certains préjugés seront peut-être tombés sous un éclairage nouveau. Pierre et Emmanuelle sont-ils pour autant plus impliqués dans leurs communautés respectives? Ils répondent à cette question en toute sincérité. Alors, au bout de leur expérience, il reste le plus important : la réflexion suscitée en nous par leur voyage au cœur d’une réalité qui frappe plus de 3 millions de personnes au Canada.

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